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Les conditions de vie .

Être migrant à Calais est un délit, le quotidien se déroule donc dans l’illégalité.

Aucun droit n’est reconnu, à part peut-être celui d’être malade et encore ce dernier dépendra du médecin urgentiste sur qui la personne va « tomber ».

Les journées sont donc rythmées par l’errance, la répression policière induit à des déplacements incessants des individus.

Un regroupement, ou une halte dans un endroit aboutit inlassablement à une intervention des forces de l’ordre.

De ce fait, les personnes errent dans les rues, dans les parcs, sous les ponts. Jour ET nuit.

Parfois ils trouvent des squats, certains sont connus de la mairie et des forces policières.

Les hazaras, les égyptiens et les africains ont cette « chance ».

Pour les hazaras leur squat est plutôt une petite cabane en bois au milieu des dunes, elle est constamment détruite.

Les deux autres sont eux visités fréquemment, les hébergés sont conduits au poste de police et leurs affaires saccagées.
Les bénévoles et militants essaient alors de les aider à reconstruire et à se réorganiser à un minimum de confort ! Couvertures, tentes, bâches, bois, clous, marteaux, nécessaire de cuisine (casseroles, marmites, couteaux) sont récupérés et redistribués.

Pour les Afghans Pashtos/ Farsis la vie est plus difficile.

Phénomène surement dû au fait qu’ils soient beaucoup plus nombreux que toutes les autres ethnies, leur installation en squat est repérée tout de suite et ne perdure pas dans le temps.

Ils sont eux voués aux rues, anciens chemins de fer, dunes.

Pour la nuit, il est tout de même important de signaler que l’hiver un ancien gymnase peut être alloué aux associations pour accueillir les migrants de nuit.

Si le plan « grand froid » est activé par le Préfet, les associations disposent donc de cette salle pour héberger de nuit environs 150 migrants.

Le plan « grand froid » est activé lorsque la température descend en dessous de -2°C la nuit et ne redevient pas positive la journée.

Les conditions de vie sont vraiment éprouvantes et indignes pour cette population, dans une France qui prône les droits de l’homme et qui critique les conditions d’accueil des étrangers dans les pays voisins.

A chacune de mes excursions à Calais, monte en moi une colère et un sentiment de révolte contre ce pays qui depuis le début de ma scolarité m’enseigne et m’éduque à la fraternité, à l’humanisme, à la solidarité.

A quoi bon ?

Si ce n’est pour plus tard, me prouver que cette belle France, crache sur des personnes en grande précarité en grande fragilité.

Des enfants de 10 ans dorment dehors à -1°C car il ne fait pas assez froid pour ouvrir le gymnase, ou bien car il pleut averse et que ce n’est pas « mortel ».
Comment peut on laisser des gens survivre dans de telles conditions dans un pays dit développé, dit civilisé.

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