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Une pierre dans mon « bread ».

Une pierre dans mon bread

Une pierre dans mon bread

Traditionnellement en France, nous fêtons l’ épiphanie ; En manifestation de cet événement nous servons coutumièrement une galette des rois qui nous permet de « tirer les rois ».

Une fève est alors cachée au sein de la pâtisserie et celui ou celle qui la trouve accède alors au titre de roi ou reine du jour.

Des milliers de galettes, brioches sont produites à cette époque de l’année.

Pour les français et française cette coutume n’a rien de bien exceptionnel, car tradition chrétienne légèrement oubliée, certain déguste le met par habitude et par sa présence en profusion dans nos supermarchés.

Ces mêmes supermarchés cèdent leurs invendus à certaines associations telles que le Secours Populaire, les restos du cœur, les banques alimentaire et Emmaüs.

La communauté Emmaüs de Boulogne alloue à Salam des denrées alimentaires plusieurs fois par semaine.

Vous l’aurez compris nous voici donc début Janvier avec une quantité incroyable de galettes des rois en guise de petits déjeuner.

C’est en plongeant ma main dans ma trousse de toilette ce matin, qu’un souvenir me vient à se sujet.

Un soir un jeune homme que je connais bien s’approcha de moi, un léger sourire aux lèvres et me dit : «  regarde! ce matin y’avait une pierre dans mon pain! J’étais pas content, j’ai failli me casser une dent! Mais c’était pas une pierre, c’était un animal!»

Ne comprenant pas cette présence étonnante, je lui explique la tradition et lui relate le fait que trouver une fève est le signe que l’on est symboliquement couronnée roi ou reine pour la journée.

Souriant et flatté par cet honneur ce jeune homme termina son diner.

Avant de partir, ses yeux brillants s’avancèrent vers moi une dernière fois et il me dit : « tu sais je suis le roi aujourd’hui, tous mes souhaits doivent se réaliser mais moi j’en ai qu’un seul : passer en Angleterre.»

Je lui répondis que ce n’était qu’une tradition mais qu’il pouvait essayer de serrer bien fort la fève dans sa main quand il essaierait de passer cette nuit là et que peut-être son souhait serait réalisé.

Le lendemain matin, au petit déjeuner il était là, son sourire aussi et la petite figurine dans sa main.

Il me la tendit en  déclarant que c’était mieux qu’elle me revienne car cette fête est la tradition de mon pays et que par conséquent elle me porterait chance.

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